Histoire de la souris
La souris a été inventée en 1963 par Douglas Englebart, qui travaillait à l’époque pour l’Institut de recherche de Stanford, véritable réservoir de scientifiques parrainé par l’université de Stanford. La souris a d’abord été appelée « indicateur de position d’abscisse et d’ordonnée pour dispositifs d’affichage ». En 1973, Xerox a utilisé cette invention pour son Alto, ordinateur révolutionnaire. À cette époque, cet outil n’était encore qu’expérimental et destiné exclusivement à la recherche. Elle utilisait deux roues.

A droite, une photo du prototype de la souris d’englebart.
Au centre la vidéo, quand il présente sa découverte lors d’un colloque. On voit que lorsqu’il bouge sa souris, le curseur bouge sur l’écran.
Cela vous semble naturel mais à l’époque c’est une révolution.
Cette solution avec deux roues est rapidement abandonnée, les souris suivantes utilisaient une boule. Si, historiquement, Apple est le premier à avoir popularisé la souris comme système d’interaction avec l’ordinateur, Microsoft a rapidement rebondi sur cette piste. En 1983, il produisait la première souris à deux boutons (les mulots d’Apple n’en avaient qu’un). Deux ans plus tard, il lui rajoutait la petite molette que chacun connaît aujourd’hui et, en 1999, il présentait la première souris optique. Logitech, de son côté, est responsable de la liberté de manœuvre obtenue en supprimant le fil tant de la souris que du clavier. Après une première tentative dès 1984 (souris fonctionnant via infrarouge), la première souris opérant sans fil et par ondes radio (un système précurseur de celui que l’on connaît encore actuellement) a été commercialisée en 1991. Les souris à l’origine transmettaient les informations via le port série (port COM) de l’ordinateur. Dans les années 90, IBM sortait le PS1 qui utilisait un port spécifique pour la souris (appelé aujourd’hui port PS2). Cela permettait de libérer le port série pour d’autres utilisations (modem…). En 97 est apparu le port USB qui permettait de brancher plusieurs périphériques. A sa sortie, il n’a pas eu le succès souhaité, maintenant la quasi totalité des périphériques sont USB. Ce port est plus rapide et autorise le branchement sans éteindre le PC.
Comment peut-on encore améliorer un instrument qui, au cours des dernières années, a successivement perdu le fil puis la boule (en devenant optique) ? La réponse de Microsoft tient en plusieurs éléments. Sa nouvelle souris, déclinée en diverses versions (couleurs et revêtements), bénéficie tout d’abord d’une «tilt wheel», une molette de défilement qui assure le défilement horizontal en plus du vertical. Grâce à elle, on peut naviguer dans un tableau Excel, par exemple, sans bouger la main : il suffit de jouer de l’index pour atteindre rapidement et avec précision tel ou tel endroit dudit tableau.
Selon Logitech, près d’un tiers des souris vendues dans le commerce dans le monde porteraient le label Microsoft, un autre tiers celui de Logitech, les 33% restants étant répartis entre les autres producteurs.
La souris optique remplace depuis 1999 la souris à boule et c’est tant mieux. Sans entretien, inusable, l’absence de pièces mécaniques garantit également une précision identique tout au long de sa carrière. Reste que les souris optiques présentent aussi des inconvénients. Elles peuvent certes être utilisées sur la plupart des surfaces mais quelques unes comme le verre ou le laqué unicolore lui posent problème. Un autre problème vient de son temps de latence, c’est à dire le temps qu’elle met pour détecter sa position (voir principe au dos), cela influe surtout pour des jeux qui demandent un temps de réaction très rapide. Ce problème disparaît grâce aux nouvelles découvertes.
La souris mécanique avait un problème majeur, elle s’encrassait et au bout d’un certain temps le déplacement était difficile. Cela provient de la présence de saletés sur les rouleaux.
Depuis les années 2000, il n’y a pas eu de grande innovation, le Bluetooth est une déclinaison des ondes radios. Depuis les années 2010, on s’est rendu compte que l’utilisation prolongée de la souris provoquait des blessures. On a donc essayé de modifier sa forme et sa prise en main, on joue donc sur l’ergonomie.

