Histoire de l’éclairage

           L’éclairage est l’ensemble des moyens qui permettent à l’Homme de doter son environnement des conditions de luminosité qu’il estime nécessaires à son activité ou son agrément.

           Depuis la nuit des temps, l’homme à essayer de s’éclairer artificiellement pour ne pas être tributaire de la lumière du soleil. A la préhistoire le feu est apparu et il a eu plusieurs utilisation, le chauffage, la cuisson et l’éclairage. Différentes découvertes ont permis d’améliorer le procédé de base en changeant la matière qui est brûlée. Il a fallu ensuite permettre le transport de ces éclairages.

Le foyer : La combustion des matériaux disponibles directement ou indirectement dans la nature (bois, bouse, tourbe…) constitue encore aujourd’hui une source d’éclairage pour les populations qui n’ont pas accès d’autres technologies. Des tripodes et braseros améliorent la luminosité en comparaison au foyer disposé à même le sol.

Les torches ont plus de 100 000 ans, et sont constituées d’un bâton de bois sec surmonté d’une tête imbibée de combustible. Celui ci a évolué au cours du temps pour arriver à un liquide obtenu en mélangeant du soufre, du salpêtre et un produit tiré de la résine.

L’huile : Très tôt après la découverte du feu, on trouve la trace du plus vieux système d’éclairage: la lampe à huile. Les plus anciennes lampes à huile étaient constituées d’une simple pierre évidée dans laquelle une mèche trempait. On estime à 20 000 ans avant JC la datation de ces lampes, il est alors probable qu’elles furent utilisées par les hommes des cavernes préhistoriques.

La lampe à huile se complexifia jusqu’au XVIIIe siècle en se rapprochant de la lampe à pétrole qui sera utilisé au XIXe siècle, lorsque apparut l’huile de paraffine tirée de la houille et, plus tard du pétrole. Le perfectionnement des lampes à huile vise à obtenir un plus grand pouvoir éclairant et aussi à améliorer la stabilité de la flamme.
 

Longtemps, avec l’huile végétale, on employa la cire (cierges), puis la graisse des animaux (chandelle). La chimie des corps gras ayant fait, avec Chevreul, des progrès importants, on utilisa les graisses animales de toutes provenances pour la fabrication des bougies.

La résine ou « poix » est utilisée de l’antiquité jusqu’au XIX° siècle. Elle servait à la fabrication de chandelles.

Les chandelles de suif sont surtout utilisées à partir du moyen âge .Le mot suif signifie d’abord graisse de porc puis toutes sortes de graisses animales servant à faire des chandelles.

Les quinquets à huile de la première moitié du XIX° siècle sont représentés sur le croquis ci-contre. Leur invention, à la fin du XVIII° siècle, fut capitale dans l’histoire de l’éclairage et jusqu’à l’apparition de l’ampoule électrique, ce mode d’éclairage fut de loin le plus important. Sur la partie gauche on aperçoit le réservoir qui se trouve plus haut pour que le combustible puisse atteindre le foyer.
 

Les lampes à pétrole de la deuxième moitié du XIX° siècle, utilisent en fait du pétrole lampant ou kérosène. A partir de 1853 des recherches permirent la distillation du pétrole dont un des dérivés, le kérosène, se révéla tout à fait apte à remplacer l’huile dans les lampes. Ce produit avait en outre l’avantage de monter par capillarité dans les mèches ce qui rendit plus simple le mécanisme des lampes.
 

Les becs de gaz sont apparus au XIX° et au début du XX° siècle. Les propriétés éclairantes du gaz furent popularisées par Philippe Lebon. Les premiers becs de gaz illuminèrent Paris en 1819. Des compagnies furent fondées pour l’éclairage de Paris, en 1848 Paris était éclairé par 8600 lanternes.
 

L’ampoule à incandescence traditionnelle, inventée en 1879 par Joseph Swan et améliorée par les travaux de Thomas Edison, produit de la lumière en portant à incandescence un filament de tungstène, le métal qui a le plus haut point de fusion (3 430 °C). À l’origine, un filament de carbone était utilisé, ce dernier en se sublimant puis en se condensant sur le verre de la lampe, opacifiait assez rapidement le verre.
 

La lampe à incandescence halogène produit de la lumière, comme une lampe à incandescence classique, en portant à incandescence un filament de tungstène, seulement des gaz halogénés (iode et brome) à haute pression ont été introduits dans une ampoule en verre de quartz supportant les hautes températures. Ce procédé a été inventé en 1959.
 

La lampe fluorescente, aussi appelée lampe fluorescente compacte (LFC) ou plus simplement fluocompacte, est une adaptation du tube industriel à un usage domestique. C’est un tube fluorescent émettant de la lumière, dont le tube est miniaturisé, plié en deux, trois ou quatre, ou encore enroulé, doté d’un culot contenant un ballast électronique.

Elles ont les mêmes avantages que les tubes fluorescents linéaires à la différence près que le tube n’est souvent pas interchangeable. Ces lampes sont apparues sur le marché au début des années 1980, proposées par le groupe hollandais Philips.

La lampe à diode électroluminescente, ou lampe à LED, est un type de lampe électrique qui utilise des diodes électroluminescences (en abrégé en français DEL, pourtant l’acronyme anglais LED est généralement utilisé). Ces lampes se démocratisent depuis 2005 environ.

Elles étaient surtout utilisées pour réaliser des voyants lumineux en raison de leur tension d’alimentation adaptée à l’électronique et leur longue durée de vie (témoin de veille ou de fonctionnement d’appareils électriques, signalisation…), mais avec les progrès techniques récents, elles peuvent maintenant aussi servir à éclairer.